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Un art martial: (l'adjectif martial est dérivé du dieu latin Mars, dieu de la guerre) est le plus souvent un enseignement d'une technique de combat et la connaissance et la maîtrise de soi. Les arts martiaux les plus populaires en Europe et en Amérique sont japonais ou chinois, mais des écoles similaires existent dans de nombreuses régions et cultures. L'histoire des arts martiaux remonte aux premiers âges de l'humanité et se traduit par un complexe système de diffusion parmi les cultures du monde.

L'utilisation du terme "art martial" concernait initialement les disciplines martiales japonaises ; celles-ci utilisent, dans leurs pratiques, une part de technique et une part très développée de philosophie proche de la religion préparant à la mort. Cette appellation considérée flatteuse s'est ensuite vue appliquée à toutes disciplines martiales de tous pays, même si celles-ci ne possèdent pas de dimension spirituelle. Bien que l'utilisation art martial se soit généralisée, il faut plutôt comprendre "sport martial" ou "discipline martiale" dans une pratique sportive ou d'étude de combat.



Un sport de combat: appartient à une famille d'activités sportives proposant le plus souvent comme forme compétitive un affrontement entre deux combattants (appelé duel).


Sport de combat et art martial :

La notion de "sport de combat" est distincte de celle d'art martial, même si certaines disciplines se recoupent.

En effet, un art martial est par définition un « art de guerre », une discipline ou tout est permis. Du fait de la dangerosité potentielle, l'étude de l'art martial est en général très posée.

À l'inverse, un sport de combat possède très souvent des compétitions (d'opposition), des règles visant notamment à garantir l'intégrité physique et un arbitre pour les faire appliquer. Le sport de combat s'éloigne donc d'un côté du combat réel, mais d'un autre côté, permet de se confronter à un adversaire ayant des réactions imprévisibles et dans un bon esprit sportif (fair-play et respect).

Ces deux optiques sont fondamentalement différentes mais historiquement liées. Dans les pays asiatiques, l'apprentissage d'art martial était effectué en vue de face à un agresseur. Le corps de l'individu se transformait en une véritable arme de guerre et servait à s'opposer en cas d'agression de peuples envahisseurs. Ainsi, cette vision d'une discipline martiale servait à défendre sa vie lors des temps féodaux.

Or, nous l'avons vu dans la fiche « art martial », ces techniques martiales se sont transmises au fil des années de par le Monde, et ont été adaptées aux mentalités des personnes qu'elles servaient.

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# Posté le dimanche 08 mars 2009 11:32

Modifié le dimanche 12 avril 2009 05:33

c'est quoi votre sport ???

c'est quoi votre sport ???
voila pour tous les pratiquants de sports de combat ou d'arts martiaux dites moi quelle est votre discipline ?????

merci à tous :)

# Posté le dimanche 08 mars 2009 11:39

Aïkido

Aïkido
L'aïkido (合気道, aikidō?) est un budō (méthode d'éducation issue d'un art martial japonais), fondé par Morihei Ueshiba au XXe siècle, entre 1930 et 1960. Il a été officiellement reconnu par le gouvernement japonais en 1940 sous le nom d'aikibudō. Il est basé sur des écoles d'arts martiaux anciennes, essentiellement le ju-jitsu de l'école daitō ryū, l'escrime ou kenjutsu et l'aikijutsu. L'aïkido est né de la rencontre entre ces techniques de combat et une réflexion métaphysique de Morihei Ueshiba sur le sens de la pratique martiale à l'ère moderne.

L'aïkido se compose de techniques avec armes et à mains nues utilisant la force de l'adversaire, ou plutôt son agressivité et sa volonté de nuire. Ces techniques visent non pas à vaincre l'adversaire, mais à réduire sa tentative d'agression à néant. L'aïkido peut être considéré comme la concrétisation du concept de légitime défense : une réaction proportionnée et immédiate à une agression. En fait, dans l'esprit de l'aïkido, il n'y a pas de combat, puisque celui-ci se termine au moment même où il commence. Conformément à cette logique, il n'existe pas de compétition d'aïkido excepté dans le style Shodokan fondé par Kenji Tomiki (et de ce fait appelé aussi Tomiki ryu, École Tomiki).

L'aïkido est pratiqué par des femmes et des hommes de toutes tailles et âges. Le but de la pratique est de s'améliorer, de progresser (techniquement, physiquement et mentalement) dans la bonne humeur (Morihei Ueshiba insistait beaucoup sur ce point). Ne sont montrées que des techniques respectant le partenaire. Particulièrement complexe, son utilisation en combat réel nécessite un haut niveau de pratique. De plus si les techniques restaient basées sur l'académisme classique, elles étaient adaptées à un style combatif. L'aïkido n'est donc pas un moyen pour apprendre à se battre mais permet de se préparer autant physiquement (souplesse, rapidité, musculature), mentalement (rester calme en toutes circonstances) que techniquement (respecter la distance de sécurité, trouver l'ouverture, se placer, gérer plusieurs attaques simultanées) à l'éventualité d'attaques de toutes sortes (et pas seulement des attaques codifiées).

Il existe différents styles d'aïkido répondant à différentes aspirations. Le style le plus répandu est celui initié par le propre fils du fondateur, Kisshomaru Ueshiba, style connu sous le nom d'Aikikai. Cependant, pour comprendre l'existence d'écoles différentes, il faut prendre en compte le fait que le fondateur de l'aïkido a créé cet art martial et l'a développé tout au long de sa vie. L'évolution des techniques s'est faite jusqu'à la mort de Morihei Ueshiba qui eut de nombreux émules, des disciples qui ont donc propagé la technique d'un aïkido en perpétuelle évolution. Le fils du fondateur qui ne reçut que temporairement l'enseignement que son père ne cessa d'offrir à d'autres, ne pratique donc pas nécessairement la même technique que ces autres disciples. Il en est ainsi des autres maîtres, ce qui explique les différentes écoles. Ce n'est surtout pas un sport, mais une façon d'appréhender l'homme. Même s'il fut un soldat patriotique et brillant, le fondateur de l'aïkido fut également un pacifiste convaincu, bien qu'il existe quelques controverses.

Le terme aïkido (aikidō en japonais) est composé de trois kanjis (lus en lecture chinoise) signifiant :

* 合 ai : du verbe au, concorder ; harmonie
* 気 ki : énergie
* 道 dō : la voie.

Aïkido peut donc se traduire par « la voie de la concordance des énergies »

En effet, le terme « concordance » est plus près du sens japonais original de l'aiki comme étant une action de rencontre (explicité dans la composition du kanji) que le terme « harmonisation ». L'« harmonie » peut être le résultat souhaité de la pratique de l'aïkido, mais on ne fait pas d'aïkido sans faire concorder les énergies. Comme le fait remarquer Olivier Gaurin, l'aïkido, par la concordance (« mettre les c½urs ensemble »), amène à un résultat où il sera possible de communiquer avec l'« adversaire », chose impossible si on a dans l'idée de l'harmoniser (« amener à une entente, se mettre d'accord », ce qui peut être impossible) ou de le détruire. Un autre problème soulevé est qu'« harmonie » implique souvent une notion d'amitié ou de paix, ce qui est superflu (on ne peut pas être aimé par tout le monde même si soi-même on aime tout le monde). Par exemple, les Japonais utilisent le mot wagō (和合) pour « harmonie », terme composé de « paix » et de « concorder » : en concordant vers la paix, on crée l'harmonie.

Aïkidoka (合気道家, aikidōka?) est la dénomination que reçoivent les pratiquants de l'aïkido. S'il suffit, en dehors du Japon, d'être un pratiquant pour être appelé ainsi, le terme exact est en réalité aikishugyosha, autrement dit, étudiants de l'aïkido.
Au Japon, le terme implique un professionnel qui se voue uniquement à cet art.
Ailleurs, l'usage a cependant conservé une appellation similaire avec les autres arts martiaux japonais, comme par exemple les judokas et les karatékas.

Le fondateur de l'aïkido ne voulait pas entendre parler de compétition. L'accent est mis sur le développement complet de l'individu. Pendant les cours, les élèves observent l'enseignant faire la démonstration d'une technique et travaillent ensuite avec un partenaire pour la répliquer. Ils améliorent ainsi leur technique et leur compréhension de l'art. Le mouvement, le positionnement, la précision et le rythme sont tous des aspects importants dans l'exécution des techniques. Les élèves gagnent également en souplesse et en adaptation en les appliquant.

Les aïkidokas s'entraînent par deux. L'« attaquant » (uke, littéralement « celui qui accepte, qui chute », également appelé aite, littéralement « celui qui prête sa main ») déclenche une attaque contre le « défenseur » (tori « [celui] qui saisit », également appelé shi et parfois nage « [celui] qui projette » ou encore shite « celui qui exécute »), qui la neutralise avec une technique d'aïkido.

En général, la technique est étudiée de la manière suivante : le professeur montre le mouvement, puis le partenaire uke attaque tori quatre fois (deux fois de chaque côté : droite et gauche alternativement), puis les partenaires échangent les rôles pour 4 nouvelles attaques et ainsi de suite. Lorsque plusieurs mouvements ont été vus à partir d'une même attaque, le professeur peut faire travailler en « technique libre » (jiyū waza) : les rôles uke et tori ne changent pas, uke se relève après chaque mouvement et réattaque immédiatement tori qui applique la technique qu'il veut ; le placement et le mouvement du corps ainsi que l'endurance (cardio-vasculaire) sont alors travaillés. Parfois, tori est assailli par plusieurs uke, afin de travailler la réponse à une attaque de groupe (ce travail se nomme randori bien qu'il soit différent du combat libre pratiqué au judo).


a tenue de base est le keikogi (vêtement d'entraînement), appelé à tort « kimono ». Il s'agit du même qu'en judo. Il se compose d'une veste et d'un pantalon en coton blanc. La veste est fermée par une ceinture (obi). Lorsque le professeur estime que l'élève est suffisamment à l'aise dans ses déplacements et dans ses chutes, il l'autorise à porter le hakama, une sorte de pantalon flottant noir ou bleu foncé. Cependant, selon les dojos et les écoles la période où le hakama est porté peut varier : le pratiquant est autorisé à le mettre dès le début, à partir du 3e, 2e ou 1er kyū... L'aïkido se pratique pieds nus sur les tatami (ou, à défaut de tatami, sur un tapis), mais l'étiquette enseigne qu'il faut s'y rendre avec des chaussures pour des raisons d'hygiène ; les pratiquants utilisent en général des nu-pieds appelés zōri. Les zōri doivent être disposées perpendiculairement au tatami, la pointe en direction de l'extérieur afin de pouvoir repartir rapidement.

Le système des grades dan dans les Budō est développé au Japon par Jigorō Kanō dès le XIXe siècle afin de remplacer le système traditionnel de certificats d'aptitude permettant d'enseigner (soit en succédant au maître, soit en fondant sa propre école). Cela en créant des étapes intermédiaires, plus modernes et progressives, les grades kyū et dan. Les élèves d'Ueshiba d'avant-guerre n'ont pas eu de grades dan semble-t-il, mais des certificats dits menkyo kaiden.

Dans certaines écoles d'aïkido (car ce n'est pas systématique), le débutant se voit attribuer le grade 6e kyū, puis progresse jusqu'au 1er kyū. Les passages de grade kyū se font au dojo (lieu de pratique) par le professeur lui-même. Puis, le pratiquant passe le 1er dan, le grade le plus élevé étant le 10e dan (accordé uniquement à titre posthume ou exceptionnellement pour des personnes de haut niveau).

Il n'existe en aïkido que deux couleurs de ceinture : blanc et noir. On porte la ceinture blanche du 6e au 1er kyū, puis la ceinture noire à partir du 1er dan. Certains dojo utilisent des ceintures de couleurs (blanc, jaune, orange, vert, bleu, marron, noir) différentes pour marquer le niveau, et ainsi donner des repères de progression aux jeunes pratiquants, parfois aussi aux adultes.

Le professeur autorise le port du hakama lorsqu'il juge que le pratiquant a atteint un niveau suffisant. Selon les dojos, cela se fait au 3e kyū (équivalent de la ceinture verte au judo) ou au 1er kyū (équivalent à la ceinture marron) ou avant. Toutefois, certaines écoles ne l'autorisent qu'à partir du 1er dan.

La ceinture noire n'est pas une marque de maîtrise, le 1er dan est un étudiant (shodan) qui a acquis les bases. Les usages peuvent toutefois varier d'une école à l'autre. Dans certains dojo, l'étude, qu'on appelle bukiwaza, des techniques avec armes (bokken, jō, etc.) est considérée comme indissociable de l'étude des techniques à mains nues (taijutsu). Une progression en parallèle dans ces deux domaines est obligatoire ; on ne peut, par exemple, prétendre passer le 3e kyū en taijutsu si l'on n'a pas atteint au minimum le 4e kyū en bukiwaza, et inversement, de sorte qu'il y a à tout moment au plus un kyū, ou un dan, de différence entre le niveau dans ces deux domaines de pratique.

La fin de la Seconde Guerre mondiale vit un hiatus dans l'enseignement de tous les arts martiaux japonais et l'aïkido fut le premier, en 1948, à pouvoir rouvrir les portes de ses dojo. Ayant toujours vu son art comme un cadeau à l'humanité, Morihei Ueshiba fit tout ce qui était en son pouvoir, lui qui ne connaissait que le japonais, pour promouvoir l'aïkido au niveau international en envoyant des émissaires dans plusieurs pays européens ainsi qu'aux Amériques et en ouvrant ses portes aux étrangers qui voulaient le pratiquer au Japon.

# Posté le dimanche 08 mars 2009 11:51

Aïkibudo

Aïkibudo
L'aïkibudō est un art martial traditionnel d'origine japonaise (budō) essentiellement basé sur des techniques de défense. Il est très proche de l'aïkidō, et hérite des mêmes enseignements issus des pratiques martiales des samouraïs. Il ne peut être décrit comme une évolution de l'aïkidō, bien plus connu, mais comme une autre forme de l'enseignement d'un même fondateur, Morihei Ueshiba.

Morihei Ueshiba, fondateur de l'Aïkidō, a fait évoluer sa vision de l'art martial tout au long de sa vie. L'Aïkidō moderne correspond à la forme la plus récente de son enseignement. Avant d'arriver à cette forme épurée, la forme de sa pratique et le nom de son école ont connu des changements. Ueshiba avait ainsi nommé son école Daitōryū aikijūjutsu, en référence à l'école traditionnelle d'où il tirait ses techniques, puis Aïkibudō (1930), qui deviendra ultérieurement Aïkidō (1942).

Certains de ses élèves créeront à leur tour leur propre style; l'un d'eux, Minoru Mochizuki viendra en France promouvoir l'Aïkido d'alors; Par la suite il le modifiera en fonction de ses recherches et développera le style Aïkido-jujutsu du Yoseïkan. Il ralliera ainsi certains pratiquants français séduits par la pluralité des disciplines enseignées en son sein;

L'un d'eux, Alain Floquet, initié à l'Aïki jūjutsu, et pratiquant lui-même d'autres arts martiaux, décide de l'enseigner en France ; à la recherche des origines des mouvements Aïki, il se verra présenté à divers professeurs célèbres dans divers arts martiaux (Daïto Ryu Aïkijujutsu, Katori shinto ryu...), en plus de l'Aïkido-jujutsu du Yoseïkan appelé aussi Yoseikan Aikido. Après bien des années, et avec l'autorisation de ses professeurs, il synthétise son propre art, qui ne prend définitivement le nom d'Aïkibudō qu'en 1980. L'Aïkibudō ne se présente pas comme un concurrent de l'Aïkidō, mais comme une perception alternative de l'enseignement de Morihei Ueshiba.

Surtout développé et enseigné en France, l'Aïkibudō est en développement et connaît une croissance du nombre de ses pratiquants en Europe et à travers le monde.

"Le Daito Ryu Aikijujutsu et le Katori Shinto Ryu sont les deux berges d'un fleuve, le Yoseikan Shinto Ryu en est le lit dans lequel s'écoule l'Aikibudo. Les berges de ce fleuve sont les rails de la tradition, et l'Aikibudo le flux de la modernité." (Alain Floquet)

Le terme aïkibudo est composé de quatre kanji signifiant approximativement :

* 合 Ai : Harmonisation
* 気 Ki : Souffle, énergie
* 武 Bu : Guerre
* 道 Dō : Voie

Aïkibudō peut donc se traduire par « la voie de l'harmonie par la pratique martiale ».

Tout comme en Aïkidō, l'essentiel de la pratique consiste en des techniques de défense à mains nues, contre toutes frappes armées ou non, ou contre toutes saisies. Les mêmes principes qui forment la base des deux pratiques. On y trouve en outre en Aïkibudō des variantes plus anciennes de ces techniques, ainsi que des formes issues d'autres écoles, comme par exemple des variantes des sutemi waza, bien connues des judokas.

En outre, quelques armes sont étudiées, le bokken (sabre de bois d'entraînement), le tanto (couteau de bois), le Bō (bâton long). Le pratiquant pourra également, dans le cadre de son étude, s'intéresser à d'autres armes traditionnelles telles le tonfa ou la naginata (hallebarde). La pratique des armes est issue du kobudō.

L'assaillant et le défenseur sont dits "partenaires" et non "adversaires" ; ils échangent régulièrement leurs rôles, qui sont déterminés à l'avance. Chacun est amené à tour de rôle à subir les techniques (Uke) et à les appliquer (Tori). Il n'y a donc pas à proprement parler d'affrontement. Ni vainqueur, ni vaincu. L'une des conséquences est qu'il n'existe pas de compétition dans cet art martial.

Toutefois, absence de compétition ne signifie pas exclusion de tout travail spontané ni de travail en opposition; si une partie de la pratique se fait en "partenariat" pour comprendre les techniques, un travail de randori permet de se confronter différents degrés d'incertitudes, première étape de l'acquisition de "réflexes combatifs"; Par la suite un travail de "kaeshi waza", permet de travailler et d'expérimenter les "contreprises" et les ripostes. le "partenaire" devient alors "adversaire de travail", pour expérimenter sa progression personnelle et se tester soi-même.

D'une manière générale — même si dans certains clubs des ceintures de couleur sont attribuées — les aïkibudōkas portent une ceinture (obi) soit blanche, soit noire.

L'équivalent du changement de couleur de ceinture est un passage de grade kyu, décerné par le professeur à l'issue d'un examen passé au sein du club. Le débutant, en ceinture blanche, passe successivement six grades kyu, du 6ème jusqu'au 1er, qui correspond à la ceinture marron d'autres disciplines. À l'issue de cette progression, on prépare le grade de premier dan, dont l'obtention autorise à porter la ceinture noire et le hakama, et marque officiellement le passage de l'état de débutant à celui de pratiquant. Les grades dan sont décernés par un jury fédéral après examen. Les pratiquants, portant la ceinture noire, sont appelés yudansha.

# Posté le dimanche 08 mars 2009 14:23

Shodokan

Shodokan
Shodokan est une école d'aïkido, art martial qui a été fondée par maître Kenji Tomiki (1900-1979). Tomiki était un élève de Jigoro Kano, le fondateur du Judo Kodokan et de Morihei Ueshiba, le fondateur de l'aïkido. Le Shodokan réunit les techniques de l'aïkido et la structure didactique que Jigoro Kano utilise pour l'enseignement du Judo. Il est enseigné à l'heure actuelle au Japon ainsi que dans de nombreux pays du Monde.

Les différences principales entre le système Shodokan et l'aïkido traditionnel sont :

* la pratique des compétitions ;
* l'apprentissage d'enchaînement de kata ;
* l'absence de hakama.


Le développement des arts martiaux japonais modernes, aujourd'hui largement répandus, est en relation avec l'ouverture économique et culturelle du Japon dès 1853. Les arts martiaux traditionnels japonais qui étaient destinés à tuer l'adversaire se révélaient obsolètes avec l'avènement des armes à feu.

Les pionniers du budo moderne, soit Jigoro Kano (judo), Morihei Ueshiba (aïkido) et Funakoshi Gishin (karaté) ont modifié certaines disciplines de combat traditionnelles dans le but de pouvoir les utiliser comme méthode d'éducation physique et pour conserver les valeurs morales. Cette modernisation a évité que cette tradition pluricentenaire soit oubliée.

L'actuel shihan (grand maître), Tetsuro Nariyama, poursuit le développement international du Shodokan. Des stages sous sa direction sont organisées chaque année. Il existe environ 10 000 pratiquants dans le monde.

Kenji Tomiki a maintenu l'introduction de l'aïkirandori-ho, malgré les critiques de certains élèves d'Ueshiba. Il était encouragé par Jigoro Kano qui lui avait déjà intégré deux grands groupes traditionnels de techniques d'autodéfense (nage waza — techniques de projection et gatame waza — techniques d'immobilisation) dans un système de compétition. Tomiki avait pour but d'adapter les deux groupes restants, soit atemi waza (techniques de frappe) et kansetsu waza (techniques sur les articulations) de la même manière. L'aïkirandori-ho devait être établi comme la troisième discipline de compétition au Japon, après le kendo et le judo.

Selon l'avis de Tomiki, la compétition est bel et bien compatible avec la philosophie de l'aïkido. Le terme japonais pour « compétition », randori shiai, ne signifie pas « confrontation », mais plutôt « entraînement libre pour progresser ensemble ».

Il existe trois disciplines de compétition :

1. Embu kata. Ce concours consiste en la présentation d'une suite prédéfinie de mouvements par deux personnes, qui est notée par 3 ou 5 arbitres. Alternativement, le système « K.-O. » peut être utilisé, où deux équipes se présentent en parallèle. Les arbitres décident alors, quelle équipe passe au tour suivant.
2. Tento randori. C'est la discipline classique de l'aïkirandori-ho. Un compétiteur (tento) est armé d'un couteau en mousse, l'autre (toshu) n'est pas armé. tento essaye de toucher toshu avec son couteau, alors que toshu de son côté essaye d'éviter les attaques et d'appliquer une technique pour faire chuter tento. Les arbitres comptabilisent les touches de tento et les techniques réussies de toshu. Le combat se déroule en deux mi-temps de 90 secondes chacune ; à la fin de la première mi-temps les rôles sont intervertis. Est déclaré vainqueur la personne qui a obtenu le plus grand nombre de points à la fin du combat. Il existe également des compétitions par équipes selon ce modèle.
3. kongo dentai sen. Il s'agit d'un concours par équipes introduit en 1999 qui réunit plusieurs aspects de l'entraînement. Dans un premier temps, deux équipes de deux présentent simultanément les 17 techniques de base du shodokan. Deux autres équipes présentent 16 techniques prédéfinies d'autodéfense. Ensuite ont lieu trois disciplines de combat différentes: tento taisabaki (évitement d'attaques au couteau), toshu randori (combat à mains nues) et tento randori. L'équipe ayant obtenu le plus grand nombre de points est déclarée vainqueur et avance d'un tour.


À l'instar de beaucoup d'autres arts martiaux japonais modernes, le shodokan utilise le système kyu/dan. Il existe 8 grades kyu (débutant) et 8 grades dan (étudiant). Les débutants passent l'examen du 8e Kyu après quelques mois d'entraînement; les grades successifs sont ensuite passés à des intervalles de temps croissants. Après environ 8 à 10 ans, l'examen du 1er dan (ceinture noire et autorisation d'enseignement) peut être passé.

Pour les grades kyu, il est demandé la présentation de techniques prédéfinies, avec une difficulté croissante. Les examens dan comportent en plus une partie théorique, dans laquelle les candidats doivent s'exprimer par rapport à un sujet donné par le jury. Pour les grades du 1er au 3e dan, la capacité des candidats à se défendre dans un contexte libre (randori) est examinée, en vue de la compétition. Pour les grades Dan supérieurs, le mérite des candidats dans l'enseignement et la promotion du shodokan est prise en compte.

* 8e au 3e kyu : instructeur du club du candidat.
* 2e Kyu au 3e dan : commission technique nationale.
* Dès le 4e dan : directeur technique du shodokan (actuellement Tetsuro Nariyama Shihan).

# Posté le dimanche 08 mars 2009 14:30

Aïkiryu

Aïkiryu
L'aïkiryu est un art martial issu de l'aïkido

L'Aïkiryu fait suite au travail de recherche et de précision de Charles Abelé (1954-2006), enseignant d'aïkido de l'Ecole du Me Hirokazu Kobayashi. Après avoir longtemps travaillé avec André Cognard, il fonde en 1996 son propre groupe d'étude: l'AAGE. En 2004 ce groupe devient fédération (F.AAGE) en même temps qu'il nomme et pose la forme de sa recherche et de son travail : l'Aïkiryu. L'Aïkiryu existe principalement en France, il est enseigné également en Suisse, en Allemagne et en Italie.

Le terme Aïkiryu n'est pas là pour se démarquer de l'Aïkido. Il correspond simplement à la qualité du travail que Charles Abelé souhaitait développer et que ses élèves ont décidé de continuer.

L'aïkiryu est apparu en 2004, il est né de la précision du travail de recherche que Charles Abelé a effectué avec ses élèves en Aïkido. Charles Abelé a transformé les kanji de l'aïkido, devenu ainsi Aïkiryu. Cet Aïkido auquel se réfère techniquement l'Aïkiryu est celui de Hirokazu Kobayashi transmis en France essentiellement par André Cognard.

L'Aïkiryu-taïso est une discipline de développement personnel fondée sur une prise de conscience corporelle. On y alterne posture, marches, mouvements et méditations, dans une recherche de questionnement interne, tendant vers une meilleure connaissance de soi.

# Posté le dimanche 08 mars 2009 15:15

Sumo

Sumo
Le sumo (相撲, sumō?) est un sport de lutte japonais. Le combat sumo se caractérise par le gabarit des lutteurs ainsi que par les nombreux rites traditionnels qui entourent les combats. Ce sport reste très populaire au Japon, même si le base-ball et le football le détrône désormais, notamment chez les jeunes.

Le sumo fut mentionné pour la première fois en 712 dans le Kojiki, ou Récit des Temps Anciens, premier livre d'écriture japonaise. Le Kojiki relate la victoire de Takemikazuchi contre Takeminakata, deux dieux anciens lors d'un combat de sumo. C'est ainsi que le peuple mené par Takemikazuchi obtint la possession des îles japonaises et que fut fondée la famille impériale dont est issu l'actuel Empereur.

Mis à part cette légende, il semble que les combats sumo sont apparus il y a près de 1 500 ans, sous forme de rituels religieux shinto : des combats sumo ainsi que des danses et du théâtre étaient dédiés aux dieux (kami) en même temps que des prières pour obtenir de bonnes récoltes.

Au VIIIe siècle, les combats sumo sont introduits dans les cérémonies de la Cour Impériale. Des tournois annuels sont organisés, accompagnés de musique et de danses auxquelles participent les combattants victorieux. Les combats de l'époque, qui mélangent boxe et lutte et qui autorisent presque tous les coups, restent très éloignés des combats de sumo actuels. Cependant, sous l'influence de la Cour Impériale, des règles furent progressivement formulées, des techniques furent développées et le combat sumo devint proche de ce qu'il est actuellement.

L'établissement d'une dictature militaire à Kamakura en 1192 est suivie d'une longue période de guerres et d'instabilité. Le combat sumo est tout naturellement vu par les chefs sous l'angle militaire et est utilisé pour augmenter l'efficacité au combat des soldats.

L'unification du Japon sous le shogunat Tokugawa, en 1603, est suivi d'une période de paix et de prospérité, marquée par le développement d'une classe aisée de commerçants. Des groupes de sumo professionnels sont créés pour divertir la classe bourgeoise et le combat sumo prend sa forme actuelle, en tant que sport national du Japon.

Le sumo professionnel est un sport réservé aux hommes. Les lutteurs de sumo sont appelés au Japon rikishi (力士, rikishi? litt. « professionnel de la force »), voire o-sumō-san (お相撲さん, o-sumō-san? litt. « M. Sumo », avec une marque de respect), plutôt que sumotori (相撲取り, sumōtori?), appellation usitée en France, mais peu au Japon, si ce n'est pour les débutants.

Lors des combats, ils ne sont vêtus que du mawashi, une bande de tissu serrée autour de la taille et de l'entrejambe, qui constitue la seule prise solide autorisée pendant le combat. Celle-ci fait réglementairement entre 9 et 14 mètres suivant la corpulence du rikishi. Ils sont coiffés selon le style chon mage : les cheveux, lissés avec de l'huile, sont maintenus par un chignon. Un rikishi garde ses cheveux longs pendant toute sa carrière active ; son départ à la retraite est marqué par une cérémonie (danpatsu-shiki) au cours de laquelle ce chon mage est coupé. Les rikishi des divisions supérieures sont coiffées en oicho-mage (le chignon a une forme une feuille de gingko) lorsqu'ils sont en tournoi ou en représentation.

Il n'y a pas de catégorie de poids pour les rikishi et il peut arriver que l'un des combattants ait plus du double du poids de l'autre (les poids de rikishi pouvant aller de 70 à 280 kg). Cependant, les rikishi des meilleures divisions pèsent en moyenne environ 150 kg, poids semblant le plus à même d'assurer à la fois stabilité et souplesse.

La vie quotidienne du rikishi est très réglementée : réveil à 5 heures du matin, entraînement, repas de midi à base de chanko nabe, sieste et repas du soir également à base de chanko nabe. Les entraînements suivent un certain nombre de rituels ancestraux et les lutteurs les mieux classés se font servir par les apprentis.

Avant l'affrontement, les lutteurs chassent les esprits en frappant le sol avec les pieds, après les avoir levés très haut : il s'agit du shiko. En signe de purification, ils prennent une poignée de sel et la lancent sur le dohyō, la zone de combat délimitée par un cercle de 4,55 mètres de diamètre : on parle alors de kiyome no shio. Il y a également le rituel de « l'eau de force » que le rikishi boit puis recrache. Ce sont les trois gestes rituels les plus importants avant le début du combat proprement dit.

Le combat débute au signal du gyōji, l'arbitre, qui présente alors l'autre face de son éventail. Après une phase d'observation, les lutteurs doivent toucher le sol avec leurs deux mains pour accepter le combat. La confrontation physique peut alors commencer (le début du combat où les deux lutteurs se jettent littéralement l'un sur l'autre est appelé tachi-ai), les deux protagonistes s'élancent l'un vers l'autre, le but étant d'éjecter l'adversaire hors du cercle de combat ou de lui faire toucher le sol par une autre partie du corps que la plante des pieds. Les combattants peuvent utiliser les prises parmi les 82 autorisées. Ces prises gagnantes sont appelées kimarite.

Le sumo professionnel regroupe plusieurs centaines de lutteurs, regroupés en six divisions :

* Makuuchi, la première division, dont les lutteurs sont répartis en cinq rangs, du plus élevé au moins élevé :
o Yokozuna, actuellement deux : Asashōryū et Hakuhō ;
o Ōzeki, actuellement cinq : Chiyotaikai, Kaiō, Kotoōshū, Kotomitsuki, Harumafuji ;
o Sekiwake, généralement deux ;
o Komusubi, généralement deux ;
o Maegashira, plus d'une trentaine.
* Jūryō, la deuxième division, comportant une trentaine de lutteurs.
* Les divisions inférieures, par ordre décroissant : makushita, sandanme, jonidan et jonokuchi. Ces dernières divisions regroupent plus d'une centaine de lutteurs chacune, et seuls les meilleurs parviennent à s'en extraire.

Les lutteurs en makuuchi et en jūryō sont appelés les sekitori et sont payés par l'association japonaise de sumo (NSK). Les trois rangs ōzeki, sekiwake et komusubi de la division makuuchi sont surnommés san'yaku (les yokozuna y sont parfois inclus).

Il y a six tournois principaux par an, baptisés honbasho et durant 15 jours :

* Hatsu basho à Tokyo en janvier ;
* Haru basho à Ōsaka en mars ;
* Natsu basho à Tokyo en mai ;
* Nagoya basho à Nagoya en juillet ;
* Aki basho à Tokyo en septembre ;
* et Kyūshū basho à Fukuoka en novembre.

Ces tournois sont diffusés à travers tout le Japon et sont suivis fiévreusement par une grande partie de la population bien que la discipline soit victime de la désaffection du public depuis quelques années. Il y a en plus des tournois régionaux qui ne comptent pas dans le classement des lutteurs : les jungyō. Ils peuvent avoir lieu à l'étranger, la France a ainsi eu la chance d'en accueillir un en 1995 à Bercy.

Les sekitori effectuent 15 combats par tournoi, contre seulement 7 pour les quatre divisions inférieures. Le trophée que remporte le vainqueur de chaque division (celui qui a obtenu le plus de victoires) s'appelle yūshō.

D'autres prix sont attribués à l'issue d'un basho dans la catégorie makuuchi :

* les kin-boshi, étoiles d'or, à celui parmi les maegaeshira qui aura réussi à gagner un combat contre le (ou les) yokozuna en titre ;
* les sanshō, trois prix qui récompensent un lutteur qui s'est démarqué des autres :
o par la qualité technique avec laquelle il a gagné ses combats : ginō-shō,
o par une performance remarquable tout au long du basho : shukun-shō,
o ou par son courage : kantō-shō.

Tous ces prix y compris le yūshō, en plus de la prime occasionnée, octroient une augmentation du traitement du rikishi jusqu'à sa retraite.

Le tableau de classement est appelé banzuke, et est publié suite à chaque honbasho. Pendant le tournoi, l'objectif du rikishi est d'obtenir plus de victoires que de défaites :

* S'il obtient une majorité de victoires, il est désigné kachi-koshi et peut alors gagner des rangs dans le banzuke.
* S'il obtient une majorité de défaites, il est déclaré make-koshi et peut être déclassé.

Le banzuke reprend le classement des lutteurs mais aussi des gyōji et même des yobidashi, les personnes qui déclament le nom des rikishi avant chaque combat.

Lorsqu'un ōzeki excelle au tout premier rang, la fédération peut le désigner yokozuna, champion suprême. Il est généralement nécessaire pour cela de remporter au moins deux tournois à la suite et d'être jugé moralement digne d'un tel rang, les yokozuna étant considérés comme les rikishi les plus proches des dieux, voire parfois comme des demi-dieux. Le yokozuna — qui ouvre les journées de combat par une cérémonie spéciale — conserve son titre à vie et ne pourra régresser dans les classements. Néanmoins, si ses résultats deviennent indignes d'un yokozuna, l'usage lui imposera de se retirer du monde du sumo.

Fait sans précédent pour un européen, le 24 mai 2008, l'ōzeki bulgare Katsunori Kotoōshū a réalisé l'exploit de gagner un tournoi à l'occasion du Natsu basho de Tokyo, insuffisant néanmoins pour devenir yokozuna.

# Posté le dimanche 08 mars 2009 15:23

Sumo

# Posté le dimanche 08 mars 2009 15:26

Taekwondo

Taekwondo
Le taekwondo (prononciation api [tʰɛk͈wʌndo]. taegwondo selon la romanisation révisée du coréen, 태권도 en hangeul) est un art martial d'origine coréenne, dont le nom peut se traduire par La voie du pied et du poing (tae (태), frapper du pied - kwon (권), frapper du poing - do (도), voie). Le pratiquant de taekwondo est appelé un taekwondoïste ou taekwon-doin. Le fondateur et principal promoteur du taekwondo est le Général Choi Hong-hi.

Comme beaucoup d'arts martiaux, le taekwondo s'appuie sur une tradition très ancienne, et existait bien avant le Moyen Âge en Corée, à travers de nombreuses écoles, sous le nom de Subak (수박), Subakhi, Subyok, Taekkyeon (태껸), Bikaksul, Subyokta et Kweonbeop (권법). Le passé du taekwondo est décelable à travers l'histoire orale et les objets issus de l'époque des trois premiers royaumes de Corée (Koguryeo (고구려), Paekje (백제) et Silla (신라)) ; ainsi, la découverte en 1935 par des archéologues japonais de deux tombes royales (sur les plafonds desquels sont représentés des techniques et des positions de combat) atteste sans doute l'existence d'arts martiaux originels dans le royaume de Koguryeo, d'autres trouvailles archéologiques allant dans le même sens.

Le passé historique du taekwondo est principalement retracé par les peintures murales des tombes royales de l'époque Koguryeo (royaume fondé en 37 av. J.-C. par Kojumong (고주몽), plus connu sous le nom de roi Dong Myeong Sung, et qui perdura jusqu'en 668). Les fresques de Muyang Chong et de Don Su-myo représentent des scènes d'entraînement, et celles de Samsil Chong montrent un homme dans une pose basique d'art martial. La datation historique de ces fresques oscille entre l'an 3 et l'an 427 de notre ère.

Une tribu qui avait fui de Koguryeo, Paekje, s'installa aux abords du bassin de la rivière Han (한). Le chef, Onjo-wang (온조왕), unifia toutes les tribus existantes et forma l'ancien royaume de Paekje en 18 av. J.-C. Comme dans les autres royaumes, les arts martiaux jouaient un rôle significatif dans la défense du pays. Ainsi naquit le susa (comparable au Hwarangdo de Silla). À cette époque, un autre prédécesseur du taekwondo, le subyokta, était pratiqué dans les villages du royaume sous la forme d'événement populaire, le gagnant des compétitions pouvant parfois devenir chef de village ou militaire. Ce fut néanmoins dans le plus petit des trois royaumes, Silla, que fleurirent les arts martiaux qui lui permirent de lutter avec plus ou moins de succès autant contre les attaques des royaumes voisins que contre celles des îles japonaises.

Le royaume de Silla fut fondé par Park Hyuk Kusae en 37 av. J.-C. et perdura jusqu'en 935 de notre ère. Bien qu'en plus d'être le plus petit des trois royaumes, Silla fut une société dite "primitive", celui-ci influença directement la naissance du taekwondo. Au départ désorganisé, ce royaume devint sous l'impulsion de son fondateur le plus puissant des trois royaumes, notamment grâce au développement d'une armée unie et disciplinée (dont les valeurs ne sont pas sans rappeler celles des chevaliers des chansons de geste du Moyen Âge en Occident). Le Hwarangdo (화랑도) crée par le 24e roi de Silla était d'abord une organisation militaire d'élite constituée par des soldats ayant fait leurs preuves durant la bataille. Ces jeunes recrues, appelés Hwarang (화랑) (jeunes nobles, « chevalier à la fleur »), pratiquaient une nouvelle forme d'art martial codifié, parallèlement aux autres matières institutionnelles. Leur influence ne fut probablement pas sans conséquence sur l'histoire militaire du royaume qui put tant maintenir ses ennemis à l'écart qu'unifier la Corée en 688 av. J.-C. Notons qu'à cette époque, les arts martiaux traditionnels coréens prirent une ampleur particulière dans les institutions.

En 935, alors que tombe le royaume de Silla, se met en place la dynastie Koryeo (고려), fondée en 918 par Wang Keon (왕건). Dans les mémoires de Koryeo, un art martial proche du taekwondo fut d'abord appelé subakhi. Populaire auprès du peuple de Koryeo, il est probable que, de même qu'auparavant dans les autres royaumes, les rois aimaient assister aux compétitions de subakhi et récompenser les gagnants. Il est de notoriété que l'université nationale de Koryeo et la plus grande institution éducative sur la pensée confucéenne de l'époque, « Kukjakam », enseignaient systématiquement le subakhi jusqu'au plus haut niveau. En outre, la dynastie connut un essor commercial qui permit les échanges culturels, dont le subakhi. Inversement, le royaume subit les influences d'arts martiaux étrangers.

De la création à la scission

Le taekwondo est officiellement né le 11 avril 1955, après un long travail de développement et d'unification des différentes écoles d'arts martiaux coréennes. C'est donc à la fois le fruit d'une longue tradition martiale et le fruit du travail d'un homme, le général Choi Hong-hi (최 홍 히), qui présida la réunion de 1955.
Ce dernier commence en effet sa pratique du taekyon, un très ancien art martial coréen basé sur des techniques de jambes très complètes pendant sa jeunesse. Nous sommes dans l'entre-deux-guerres, et la Corée est encore sous la domination japonaise. Lorsque le jeune Choi part faire ses études au Japon, il rentre en contact avec le karaté de maître Funakoshi, sous la direction duquel il commence à pratiquer. De retour en Corée, il poursuit son travail sur le développement d'un nouvel art martial, combinaison du karaté et d'anciens arts martiaux coréens. Mais la Seconde Guerre mondiale éclate, et il est enrôlé de force dans l'armée japonaise. À la libération, son travail sur l'art martial continue. Mais la Corée est de nouveau plongée dans la tourmente du conflit idéologique entre Nord et Sud. Choi Hong Hi s'engage dans la toute jeune armée Sud-coréenne, qu'il contribue à fonder (il fait partie des "Pères fondateurs de l'armée coréenne"). Il commence alors à enseigner son art à ses troupes. Son but est de donner à une Corée meurtrie par l'occupation japonaise et la guerre un art martial national, mais aussi de fonder sur la base des derniers progrès scientifiques une pratique d'autodéfense rationnelle. C'est cet aspect scientifique qui donne sa spécificité première au taekwondo, puisque chaque mouvement est étudié en fonction des principes scientifiques dans le but d'obtenir le maximum de puissance.

Après la création officielle du taekwondo, le 11 avril 1955, des équipes de démonstration furent constituées.

Composées des meilleurs représentants de cet art martial nouveau, elles avaient pour objet d'effectuer des tournées dans le monde entier afin de faire connaître le taekwondo.

En mars 1959, une première tournée fit découvrir à Taïwan et au Sud Viêt Nam ce nouvel art martial.

En 1961-62, le taekwondo était pratiqué par les militaires coréens autant que par la population civile de ce pays, mais aussi par les forces armées américaines stationnées en Corée.

Ces mêmes années, le taekwondo fut introduit à l'académie militaire de West Point (USA), l'une des plus fameuses du monde.

Nommé ambassadeur en Malaisie, le général Choi introduisit le taekwondo dans ce pays, après avoir effectué une démonstration dans un stade à la demande du premier ministre Malais.

En 1963, l'Association malaise de taekwondo fut créée.

En juin de la même année, une démonstration eut lieu dans le bâtiment des Nations unies, à New York, et le taekwondo fut choisi pour l'entraînement des militaires du Sud Viêt Nam.

Toujours en 1963, les associations nationales de Singapour et de Brunei furent créées.

En 1965, le général Choi prit sa retraite avec le grade de Général deux étoiles, et fut chargé par le gouvernement de Corée du Sud de diriger une tournée en Allemagne de l'Ouest, Italie, Turquie, Émirats arabes unis, Malaisie et Singapour.

Les noms des membres de l'équipe de démonstration d'alors sont depuis rentrés dans la légende :

Han Cha Kyo (VIe dan à l'époque),
Kim Jun Kun (Ve dan),
Kwon Jai Hwa (Ve dan) et
Park Jong Soo (Ve dan).
Il est inutile de souligner que le taekwondo européen ne serait rien sans ces hommes qui ont voué leur vie tout entière à cet art martial.

Le taekwondo fut alors reconnu comme l'art martial national de la Corée.

Ce fut l'occasion de faire connaître le taekwondo dans ces pays, ainsi que d'établir les associations nationales qui, le 22 mars 1966 se réunirent pour former la Fédération internationale de taekwondo, l'ITF.

Les pays fondateurs de l'ITF sont donc la Corée, le Viêt Nam, la Malaisie, Singapour, l'Allemagne de l'Ouest, les États-Unis, la Turquie, l'Italie et les Émirats arabes unis.

Le siège de l'ITF est alors à Séoul.

En 1968, le Général Choi visita la France à l'occasion du symposium sur le sport militaire.

Les représentants de 32 pays furent les témoins d'une démonstration historique.

La même année, le Royaume-Uni forma une association nationale de taekwondo, et le général se rendit en Espagne, au Canada, aux Pays-Bas, en Belgique et en Inde.

En 1969, le général effectua une tournée dans 29 pays afin de rencontrer les instructeurs de ces différents pays et effectuer les prises de vues qui illustrent la première édition de l'Encyclopédie (©1972).

L'année 1970 fut à l'image de 1969.

Le général voyagea dans le monde entier pour faire découvrir le taekwondo et conduire des séminaires pour former des instructeurs ou perfectionner la technique de ceux-ci.

En 1972, le Général Choi introduisit le taekwondo en Bolivie, République dominicaine, Haïti et Guatemala. Mais confronté à une situation politique particulièrement difficile dans son pays, il fut contraint à l'exil : en effet, le gouvernement sud-coréen avait désapprouvé une initiative du général Choi de faire une démonstration de taekwondo en Corée du Nord, où il s'était rendu en 1966

fin de ne pas perdre le taekwondo, et avec l'accord des pays membres de l'ITF, le général Choi déplaça le siège de l'ITF à Toronto, au Canada, d'où il espérait pouvoir diffuser plus aisément le taekwondo dans les pays de l'Est.

Le gouvernement de Corée du Sud, qui ne voulait pas, lui non plus, perdre le taekwondo, qui était devenu un extraordinaire outil de propagande pour le pays, créa la WTF (World Taekwondo Federation ou Fédération Mondiale de Taekwondo) en 1973.

Après un remaniement total des techniques, ce nouvel art martial, totalement différent du taekwondo créé par le général Choi, commença à se répandre dans de nombreux pays.

Bénéficiant de l'appui du gouvernement, cet art martial put se développer très rapidement, surtout dans les pays de l'Ouest.

Dès lors, les deux taekwondos cohabitent plus ou moins pacifiquement. Le maintien d'un seul nom pour désigner ces deux disciplines est à la base de nombreuses confusions, ces deux arts martiaux étant très différents dans les faits. Si le taekwondo du général Choi a poursuivi son évolution scientifique, celui de la WTF a pris une tout autre direction, celle de l'olympisme.

C'est ainsi qu'il fut reconnu sport olympique il y a quelques années.

Précisons ici que cet art martial est encore fortement majoritaire en France, où l'ITF ne se développe de nouveau que depuis une dizaine d'années.

Après la création de la WTF, le général Choi continue son travail de développement du taekwondo originel par la biais de l'ITF, et une nouvelle équipe de démonstration part en tournée dès novembre-décembre 1973.
Maître Park Jong Soo, désormais VIIe dan, en fait toujours partie.
Il est accompagné par Maître Rhee Ki Ha, Maître Park Sun Tae et Maître Choi Chang Keun.
Ils visitent 23 pays d'Europe, d'Asie, du Moyen Orient et d'Afrique, et établissent des organisations nationales dans 5 d'entre eux.

Sans s'arrêter de voyager, le général Choi assiste à l'organisation du Ier championnat du Monde en 1974 à Montréal (Canada) et du Ier championnat d'Europe à Amsterdam (Pays-Bas) en 1976.

En 1978, une nouvelle équipe de démonstration est constituée.<
Elle comprend Maître Choi Chank Keun, Park Jung Tae, Rhee Ki Ha et Leong Wei Meng.

Ces deux derniers, ainsi que Park Jong Soo, ont aujourd'hui le grade de Grand Maître.

En 1979, l'AETF (All Europe Taekwon-Do Federation) est fondée à Oslo (Norvège).

Les équipes de démonstrations se succèdent, voyageant dans le monde entier pour introduire le taekwondo.

L'année 1980 est une année historique pour le taekwondo et pour le général Choi, puisqu'une équipe de 15 membres (comprenant son fils maître Choi Jung Hwa) effectue une tournée en Corée du Nord, pays natal du Général Choi.
C'est la première fois que le taekwondo est introduit dans ce pays.

En 1981, une équipe de démonstration composée de nord-coréens et de sud-coréens est présentée par le Général Choi.

En 1985, le siège de l'ITF déménage de nouveau pour Vienne, où il est encore de nos jours.

Le décès du fondateur du taekwondo et président de l'ITF le général Choi Hong Hi survient le 15 juin 2002. Sa succession ne s'est pas faite dans l'unanimité. Il existe maintenant 3 fédérations portant le même nom et qui sont présidées par 3 hommes différents.

Un match de taekwondo est plus qu'un simple affrontement de force et de talent.
C'est aussi une exhibition esthétique de l'art martial dans une tradition honorable.

Il existe une grande beauté dans le combat libre lorsqu'il est agressif mais contrôlé, dans l'exécution parfaite des formes ou dans le spectacle extraordinaire des coups de pieds volants et des techniques de casse.

Bien que l'enjeu et l'esprit de compétition des participants soient importants, les étudiants devraient également apprécier la rencontre et profiter de cet événement pour lier de nouvelles amitiés dans la fraternité du taekwondo, en échangeant de nouvelles techniques d'entraînement, et partageant ainsi les qualités physiques et mentales de l'art martial avec les spectateurs.

Les compétiteurs prennent souvent le match beaucoup trop au sérieux et gâchent ainsi le spectacle au public et à eux-mêmes par leur manque de fair-play.

Les accolades et les trophées représentent souvent des formes superficielles de reconnaissance.

C'est le respect ressenti par les instructeurs et leurs élèves envers les autres qui contient la plus grande valeur.

Une très grande importance a été placée sur le combat libre.

Bien que le combat libre soit un indicateur de l'entraînement de l'étudiant, il ne peut en aucun cas être le seul critère d'appréciation du niveau technique d'un pratiquant.

Il faut en effet prendre en compte un nombre important de paramètres.

Dans le cas du combat libre, certains instructeurs et étudiants pensent que la victoire ne peut être acquise qu'en plein contact, avec ou sans équipements de protection.

Certainement, comme dans le cas du kick boxing ou d'autres styles de combat à main ouverte, le contact peut avoir lieu sans risque de blessure grave.

Cependant, un étudiant en taekwondo, en utilisant une technique correcte, peut facilement déboîter la mâchoire d'un adversaire ou causer la mort instantanée en une seule frappe.

La grande majorité préfère le plein contact avec protections.

Il existe un certain nombre de raisons pour lesquelles ceci est inadapté :

1. avec un équipement de protection, il serait nécessaire de couvrir complètement le corps plutôt que quelques points vitaux et armes naturelles. Des protections autour du cou, des dessous de bras, des tempes (atteignables en dépit du port d'un casque) et du visage seraient nécessaires en plus de casques et plastrons.

Le corps tout entier serait protégé et les combattants ressembleraient a des chevaliers du moyen âge. On doit aussi se rappeler que des étudiants capables de casser 4 ou 5 planches avec un coup de poing ou un coup de pied, peuvent causer de sérieuses contusions.

1. la liberté de mouvement serait grandement réduite et les protections deviendraient un fardeau pour les personnes légères.
2. le nombre des armes d'attaque utilisables serait limité. Avec des gants de boxe par exemple, il serait impossible d'utiliser le tranchant de la main ou le revers du poing ou le bout des doigts.
3. La vitesse et la précision deviendraient des critères inutiles.
4. Il serait impossible d'utiliser des techniques spéciales, par exemple, les coups de pied volants.
5. Le plein contact interdirait la compétition aux femmes, aux seniors, aux enfants et aux handicapés.
6. Les protections élimineraient la douleur, ce qui induirait une action réflexe dans les techniques de blocage. La douleur est la plus pénible mais la plus efficace des aides pour bâtir ténacité, courage et fierté.

La méthode adéquate pour tester le talent et la puissance d'un étudiant est de conduire une rencontre proposant des tests cohérents d'habileté, ce qui inclut combat libre, formes, tests de puissance, et techniques spéciales.

Grâce au combat libre, on testerait le courage, l'agressivité, l'esprit, la précision et la vitesse ; grâce aux formes, on testerait l'équilibre, la beauté et la concentration ; grâce a la casse, on testerait la puissance et grâce aux techniques spéciales, on testerait la coordination, les talents acrobatiques et la résolution.

# Posté le dimanche 08 mars 2009 17:27